
Dans cette montée de la lutte sénégalaise, les médias en sont pour quelques choses
surtout depuis l’avènement des télévisions privées ou commerciales. De grands
combats sont organisés avec de grandes campagnes de pub, des montages
financiers énormes avec des banques. Des sociétés de téléphonie, de cimenterie,
d’alimentation accompagnent cette ascension de la lutte sénégalaise en
sponsorisant les événements. Ce qui a pour
corollaire une valorisation des lutteurs et de la lutte et la multiplication
des promoteurs. Mais, il est évident qu’on doit toujours « rendre à Cesare
ce qui appartient à Cesare » en clamant qu’un lutteur a osé un jour défié
les règles et apporté du sang neuf à cette lutte qui demandait plus de spectacles
et de professionnalisme. Il s’agit bien
sûr de Mouhamed NDAO connu sous le sobriquet de « TYSON ». Cet homme
a entamé la valorisation du
statut de lutteur. Une nouvelle façon de faire, une
nouvelle génération « Boul Fallé» était dès lors née.
Tyson s’imposait par l’accoutrement, un nouveau rythme accompagné
d’une nouvelle danse, une coiffure personnalisée, des entrées spectaculaires,
une autre manière de parler. Celui-là même qui
a osé imposer aux promoteurs des cachets audacieux qui, aujourd’hui font
le bonheur des lutteurs et permettent de rêver.
Comme
les artistes chanteurs, les comédiens, les lutteurs sont devenus de vraies stars dans le pays et possèdent des fans
clubs un peu partout au Sénégal. Leurs photos sont vendues dans les rues, au
marché et sont affichées dans des voitures, des chambres ou dorment
paisiblement dans des albums photos à côté des proches et de la famille. Des
jeunes en mal de repère se reconnaissent en eux et veulent suivre leur pas. On
est loin de l’époque où ces « guerriers de l’arène » brillaient le
temps d’un combat.
A suivre...
D'autres articles sur
http://regardsdejeunes.blogspot.com